mardi 14 août 2007
Après le décès de Lex, c'est d'une bien étrange et douloureuse façon que cet adorable chien est entré dans ma vie...
Ma mère ne voulait pas d'un chiot à la maison... Par manque de temps, elle ne se sentait pas capable d'assumer son éducation, mon éduction (je n'avais que 10 ans après tout), son travail...
Cependant, tout comme moi, elle était incapable d'imaginer sa vie sans chien... Alors, nous avons décidé d'en adpoter un dans un refuge... Même si de mon côté, je ne voulais pas d'un "chien de seconde main"... comme je lui ai dit alors que j'étais encore sous le choc de l'annonce du décès de mon chien...
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Mais, quelques jours plus tard, nous nous sommes rendues chez Veeweyde à Anderlecht (c'était le plus proche de la maison), accompagnées de mon grand-père paternel (il était lui aussi très attaché à Lex et voulait nous seconder dans cette épreuve)...
Je n'ai que quelques souvenirs très vagues de cette expérience... Mais aujourd'hui encore, ces images, ces sensations qui me restent me font de la peine...
Je me souviens de toutes ces cages, ces couloirs sordides, de ces chiens qui paraissaient tous plus malheureux les uns que les autres et qui pour la plupart, trop âgés, n'en ressortiraient sans doute jamais en vie...
Le choix à été difficile... très difficile...
Si je m'étais écoutée, je pense que je les auraient tous emmenés avec moi... méchants (certains étaient plutôt aggressifs), gentils, petits et grands... Mais voilà, une telle bonté de coeur m'était impossible...
J'ai tourné en rond dans ce lieu quelque peu sinistre pendant 2 bonnes heures... Suite auxquelles ma mère a commencé à laisser entendre qu'il nous faudrait peut-être rentrer et attendre de pouvoir nous rendre dans un autre refuge où cette fois-ci on pourrait peut-être y trouver un nouveau compagnon...
Tétue, j'ai malgré tout tenu à refaire un dernier tour... au cas où un chien m'aurait échappé... Et je ne m'étais pas trompée à ce sujet...
Car c'est ainsi que je l'ai vu pour la première fois... Il était beau, mignon et avait quelque chsoe de particulièrement émouvant dans le regard... Lorsque lui, pour la première foi m'a aperçue, il est tout de suite venu se coller au barreaux de la cage semblant attendre un geste, un signe de ma part... Pas très sûre de moi, je me suis pourtant approchée et je l'ai caressé du bout des doigts...
Je n'oublierai jamais la douceur de sa fourrure, la tendresse de la "lèlèche" qu'il m'a donnée ensuite... Folle de joie, je suis alors allée chercher ma mère qui attendait avec mon grand-père dans le couloir principal en lui disant haut et fort que j'avais trouvé... que je l'avais trouvé...
Après avoir vérifié sa fiche, si l'adoption était possible, un employé du refuge est venu l'emmener pour une dernière inspection véténiraire et le faire tatouer...
Et c'est ainsi que nous avons acceuilli à la maison ce magnifique Labrador croisé Malinois de 2 ans, que j'ai décidé d'appelé Titou (allez savoir pourquoi ^^... C'est le premier nom qui m'est venu à l'esprit)...
Malheureusement, cette expérience m'a passablement traumatisée... Et jai décidé de ne plus jamais remettre les pieds dans un refuge... Cela m'a trop blessée... (c'est égoïste en comparaision de ce que doivent ressentir ces pauvres animaux... mais je n'y peux rien... Je ne veux pas revivre ça une seconde fois)
Par la suite, il s'est très vite refait une petite santé (il était assez maigre en sortant du refuge et a attrapé la toux du chenil) et nous avons appris à le connaître...
Nous avons très vite compris qu'il avait sans doute été battu ou brutalisé (il montait sur la table, les chaises... un moyen logique d'éviter les coups qu'on pouvait lui donner... mais c'est une habitude qu'il a vite perdue une fois qu'il s'est senti en confiance à la maison) dans son ancienne vie avant d'être sans doute abandonné sur une route (il ne supportait pas la voiture, ça le rendait particulièrement nerveux, il pleurnichait sans cesse... comme si ça lui rappelait de mauvais souvenirs)
Mais c'était une "jouette", une crème de chien qui avait une fois de temps en temps une belle et grande araignée au plafond, qui était particulièrement gourmand, qui aimait les caresses, les longues promenades, son petit confort... Il était toujours là lorsque je n'allais pas bien, que j'étais triste... Tout comme moi, j'étais là pour lui, pour le rassurer lorsqu'il avait peur (des orages notamment), lorsqu'il était malade (ce qui était une chose assez rare)...
C'était assez étrange d'ailleurs de constater que c'était ma mère qui lui donnait à manger, qu'il passait la plupart de son temps avec elle (puisqu'elle a fini par ne plus travailler, elle était donc tout le temps à la maison), mais que dès que quelque chose n'allait pas pour lui, c'était chez moi qu'il venait chercher un refuge, du réconfort...
Il a vécu une dizaine d'années ainsi en notre compagnie...
Son départ, après une vie bien remplie, paisible et heureuse a été particulièrement soudain et douloureux...
Dans sa dernière année de vie, il a commençé à avoir des difficultés à se déplacer, il soufrait de quelques problèmes de coeur, de peaux, mais il tenait toujours la forme pour un chien de 13 ans...
Et en une semaine, son état de vieux chien à la retraite, s'est fortement aggravé... En une fois, il n'a plus pû tenir debout. Avec cette inaction sont apparu les escarres, les problèmes rénaux (du au fait qu'il ne pouvait plus se lever pour uriner et qu'il ne voulait dès lors plus uriner tout court), les oedèmes pulmonaires... mais il continuait de manger...
Malgré nos bons soins, les médicaments, au bout d'une semaine éprouvante et triste, où j'ai ressenti sa douleur, son angoisse au plus profond de son être, nous avons dû nous résoudre à faire venir le vétérinaire pour le faire euthanasier...
Il était tellement faible... cela n'a duré que quelques secondes... Mais c'est une éxpérience horrible que j'espère ne plus revivre de si tôt...
C'est de cette façon qu'il s'en est allé...
Avec lui, c'est toute une page de ma vie qui s'est tournée... 10 ans, ce n'est pas rien...
Mais je n'ai aucun regret... j'ai fais tout ce que j'ai pû pour faire se sa vie une vie emplie de bonheur... et je sais qu'elle l'a été...
PS: Je laisse au cas où, les liens des articles que j'ai créé à ce sujet sur le blog perso que je partage avec mon Ange...
Ecrits à chaud, ils sont sans doute beaucoup plus représentatifs de ce que Titou a été et sera toujours pour moi... Ici, ici, ici, ici et ici ...
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Catégorie(s) Hommage
Je pense que je ne pourrai jamais oublier le jour où nous sommes aller le choisir... Et pourtant je n'avais que 2 ans...
Ou du moins, que je n'oublieai jamais le moment précis où je l'ai choisi... Car c'est bien à moi que l'on a demandé de prendre cette décision...
Puisque j'étais encore toute petite, il fallait que mes parents soient sûr que notre nouveau compagnon m'accepte, que nous nous entendrions bien, qu'il ne représenterait en aucun cas un danger pour moi...
Lorsque l'éleveur à qui mon père avait décidé de s'adresser pour accueillir à la maison notre deuxième beauceron nous a proposé d'aller voir les chiots, je les ai donc bien sûr accompagné...
Ces petites boules de poils noirs étaient fort nombreuses... mais j'ai pris mon temps pour les observer attentivement pendant que mes parents discutaient avec l'éleveur...
Il y avait, dans le fond de la "maternité", un chiot en train de jouer avec deux autres de ces petits frères et soeurs... Il n'avait pas l'avantage (logique à deux contre un) et se faisaient sans cesse "martyriser" (c'est un bien grand mot, je le reconnais) par les deux autres...
J'ai longuement suivi leur petit manège... Je pense que quelque part, je devais avoir pitié de ce petit chiot "tête de Turc". En tout cas, une chose est sûre, leur jeu m'interpellait, effaçant au passage, tout ce que les autres chiots pouvaient faire de leur côtés. Seuls ces trois-là comptaient désormais...
J'ai toujours été curieuse... Très curieuse... Et je voulais savoir ce qu'il adviendrait de ce petit martyr...
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Ce petit chiot "tête de Turc" avait un petit je-ne-sais-quoi qui me titillait l'esprit... (hormis ce sentiment de pitié qu'il m'inspirait).
Il se débattait tant bien que mal face à ces deux assaillants, sans pour autant se défendre réellement...
Mais ce qui devait arrivé, arriva...
Peut-être a-t-il fini par être exaspéré par ce jeu, par en avoir assez d'être leur victime, mais une chose est sûr, il a fini par se rebeller... Il leur a mis une sacré raclée... Montrant ainsi à ces deux petits camarades qui était vraiment le maître...
C'est à ce moment précis que j'ai fais mon choix, que j'ai décidé que ce chiot "tête de Turc en apparence" serait celui qui succédrait à Tarass... Et c'est justement à ce moment-là, puisque le hasard fait toujours bien les choses, que mon père m'a demandé si j'avais pris ma décision...
Question à laquelle j'ai bien évidemment répondu par l'affirmative en désigant du doigt ce epetit chiot vaillant, combattif et courageux que plus tard, on appellerait Lex...
C'est partiquemment le seul souvenir de lui chiot que j'ai... Si ce n'est son extraordinaire compétence à faire des trous dans les dentelles de mes chaussettes que je portais quand j'étais petite ^^...
En grandissant, il est devenu à son tour mon plus dévoué protecteur... Allant même jusqu'à me protéger de mes parents lorsque j'avais fait une bétise et que je méritais une fessée...
Il n'aimait pas beaucoup le sèche cheveux non plus, les montgolfières, les chats, l'orage... Mais était assez gourmand..
C'était un chien majestueux, beau, fort et puissant... Il était calme et posé aussi, toujours à l'affût de quelque chose qui ne tournerait pas rond...
Un fidèle compagnon de jeu, de vie...
Malheureusement, à son tour il nous a quitté...
Quinze jours après le décès de mon père, il a fait un retournement d'estomac...
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Catégorie(s) Hommage
Il a été le premier chien de mes parents...
Je n'ai aucun souvenirs de lui, si ce n'est quelques photos que je conserve précieusement, bien à l'abris dans un de mes tiroirs...
Son histoire, notre histoire (bien que courte), je ne la connais que par les dires de ma mère...
Mon père était tombé amoureux de cette race de chiens que sont les Beaucerons lors d'une randonnée équestre en Lozère, dans le sud de la France...
Ainsi, lorsque mes parents se sont mariés, ils sont partis en voyage de noce à Ancy. C'est juste avant la fin de leur lune de miel, avant de rentrer en Belgique, qu'ils ont poursuivit un peu leur chemin sur les routes de France afin de se rendre à Montpellier, pour aller y chercher un adorable chiot (ils le sont tous de toute façon), du nom de Tarass...
Il y a au moins deux raisons à son entrée dans la famille...
La première est que quelque part, pour mon père, avoir un Beauceron à la maison devait être un rêve...
La seconde, bien plus pratique, était son désir de protéger son foyer ainsi que ma mère, en cas de besoin, d'infraction...
Mon père avait des horraires de travail plutôt anormaux et il arrivait fréquemment que ma mère passe sa soirée (ou encore une partie de nuit) seule à la maison...
Alors, histoire de joindre l'agréable à l'utile (puisque les Beaucerons sont de grands chiens, forts, robustes... puissants), Tarass est venu les rejoindre...
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Avec lui, mon père a fait du dressage (obéissance) et quelques concours de beauté où il a d'ailleurs remporté quelques prix...
Lorsque je suis entrée dans leur vie à tous les trois, Tarass était alors âgé de 2 ans...
Mon père pour éviter tout problème (de jalousie notamment), pour qu'il comprenne que j'allais bientôt venir les rejoindre une fois que ma mère et moi pourrions sortir de l'hopital, a ramené à la maison, durant une semaine (depuis le jour de ma naissance), tous mes vêtements de bébé fraîchement né afin de les lui faire renifler... Pour qu'il s'habitue à mon odeur...
Je jour où j'ai réellement pû venir m'installer, tout s'est fait en plusieurs étapes...
Après être venu nous chercher à l'hopital, ma mère et moi, mon père est d'abord rentré seul dans la maison... Ensuite, cela a été au tour de ma mère (mon père revenu veiller sur moi alors que j'étais toujours dans la voiture)...
La réaction de Tarass était à prévoir... Il a fait un énorme pipi de joie sur le paillasson en la voyant... Tout heureux de la retrouver après une semaine de séparation...
Elle s'est occupé de lui pendant une bonne vingtaine de minutes avant de me présenter enfin à lui...
Depuis cet instant, Tarass ne m'a plus quittée...
Il est devenu, de façon tout à fait naturelle et instinctive, mon plus fidèle protecteur, veillant sur moi sans relâche... Personne (hormis mes parents), ne pouvait m'approcher...
Lorsque je faisais ma sieste au premier étage, il se couchait en bas des escaliers, barrant ainsi le passage à quiconque voudrait venir me déranger pendant mon repos...
Ma mère faisait tout avec lui lorsqu'elle s'occupait de moi... Me donner mon bain, me nourrir, m'habiller, jouer... rien ne se faisait sans que Tarass soit couché gentillement à ses pieds...
Et c'est ainsi que j'ai grandi, que j'ai vécu les deux premières années de ma vie...
En sa compagnie, sous sa protection...
Malheureusement...
Lorsqu'il a eu 4 ans, Tarass est tombé gravement malade...
Atteint d'une méningite apparemment incurable, il était devenu aveugle...
Et parce qu'il souffrait, parce que désormais il présentait peut-être un danger pour ma santé, mes parents ont dû se résoudre à le faire euthanasier...
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Catégorie(s) Hommage




